Lu Yi Ching
Hier soir, à l'Archipel, nous avions organisé la projection "d'équipe" de SONG, le film d'Antoine Barraud. Nous étions 100 ou un peu moins. Il y avait presque toute l'équipe du film (l'équipe française) (soit... quoi... 10 personnes ?), et une partie de l'équipe taiwanaise (et quelques "officiels" taiwanais), et des amis, des amis d'amis, des réalisateurs rencontrés en festivals, la famille, etc.
Lu Yi Ching était présente. elle rayonnait (elle avait l'air très heureuse). Quand nous avons su, il y a deux mois, qu'elle allait à Berlin, l'occasion était trop belle d'essayer d'organiser cette petite soirée. Qu'elle puisse voir, que nous voyions tous SONG sur grand écran (projection, à mon sens, de très bonne qualité d'ailleurs). Et puis surtout la possibilité de dire : "SONG est terminé". Oui c'est difficile à dire.
En vérité SONG n'est pas terminé... Il faudrait mixer, et peut-être tirer une copie 35. Mais le mixdown du montage son, deux pistes, diffusé hier était très beau (personne ne pouvait imaginer que ce n'était pas mixé...)... Et puis bon, si un jour le film sort en salles, peut-être sera-t-il plus simple de trouver les moyens de payer la copie... Bref. Un film n'est jamais vraiment terminé avant sa sortie salle...
SONG n'est pas terminé, mais nous avons maintenant la possibilité de vivre cette idée que SONG est terminé. Ce n'est pas une situation si simple. C'est tout de même 3 ans de travail.
C'est aussi comme cela que ça se passe pour ces films qui se font envers et contre tout. Nous avons eu beaucoup de chance de réussir à financer le tournage et une partie de la post prod... Nous avons d'ailleurs sérieusement dépassé notre budget...
Mais le film a été projeté. Nous en avons parlé toute la soirée... Nous avons bu des bières. Les uns ont aimé... d'aucuns n'ont pas aimé... C'était parfait (oui oui jolie soirée). Donc le film est terminé. Chouette.
J'hésite. Le film est contemplatif, mais non. Il est toujours dans l'action, toujours sur ses personnages. Disons que les plans peuvent être longs. Une amie m'a dit "j'ai beaucoup aimé, j'en suis très surprise, mais cela m'a semblé interminable". Les plans longs collés les uns aux autres donnent toujours cette impression de longueur. C'est une sensation intéressante. Il y a un malaise parfois dans les 5 secondes de trop. Ça participe de l'univers et du sentiment. De l'interaction avec le film... Le danger c'est de décrocher. Hier à ce niveau ça avait l'air de bien se passer... (mais une personne seule devant son ordinateur comment ça se passe ? je veux dire pour un sélectionneur de festival par exemple ? qui s'est tapé 30 films dans la semaine ?)
Une amie m'a dit "je n'ai pas aimé, mais ça m'a émue." Elle trouvait que c'était bien que j'ai produit ce film, parce qu'il était très lié à ce que j'aimais voir au cinéma il y a 10 ans. Elle oubliait de se rendre compte que si elle était émue, c'est surtout parce que le film correspondait à ce que ELLE aimait au cinéma (Tsai, etc.)...
Lu Yi Ching et Antoine (l'acteur réalisateur) sont très impliqués et présents à l'image. Quelqu'un me disait : "j'aime bien, mais je me demande s'il ne vaudrait pas mieux qu'il ne joue pas et qu'il regarde ses comédiens", mais c'est bizarre, je ne peux absolument pas imaginer ce film avec qqn d'autre qu'Antoine.
Un ami, très ému, soulignait la force émotionnelle du son. C'est vrai. Il fait le lien. Et la musique est assez exceptionnelle.
Bon sinon de digressions en digressions, (MLT qui me pose des questions sur cette personne qui nous avait attaqué aux prudhommes, qui avait perdu mais qui fait appel... MLT ne comprend toujours pas pourquoi et surtout comment elle a pu faire ça, comme tout le monde d'ailleurs) (une discussion autour de l'idée de monter une exposition de photos de plateaux de faux tournages) (des bières) (untel qui dit qu'il lit ce blog régulièrement (décidément ça m'arrive tout le temps en ce moment)) (bébés), il se fit tard et nous attrapâmes l'avant dernier métro de justesse avec GJ, EH et LC.
Et sinon, organisation de la projection de TAXI WALA à Paris, dans 15 jours.
Et là je garde A, qui a attrapé froid, et qui jubile de pouvoir regarder TOM SAWYER pendant que tous ses copains sont à l'école.
Tom Sawyer c'est l'Amérique, le symbole de la liberté,
Il est né sur les bords du fleuve Mississipi,
Tom Sawyer c'est pour nous tous un ami.
Il est toujours prêt pour tenter l'aventure avec ses bons copains,
Il n'a peur de rien c'est un américain
Il aime l'école surtout quand elle est loin...
5 commentaires:
C'est très beau Mark Twain, Tom Sawer et Huckleberry Finn c'est un peu Freeks and Geaks, non ?
Sais pas. Pas vu (vu qu'un épisode, et arrive pas à regarder des films sur mon ordinateur)
Oui oui oui
J'avais total oublié T SAWER...
Et le petit cheuvelu qui me sert d'enfant est revenu un jour, peut être bien de chez toi d'ailleurs IU en chantant cette chanson.... Du coup je me suis dis putain point de vue propagande ils sont fort ces ricains.
Respect.
Le SArko show s'en sort pas mal ceci dit on rattrape notre retard, mais sa sent les erreurs de débutants tout de même, c'est assé putassier dans l'ensemble, on frôle l'overdose pornographique......
c'est génial on fait des films, on en parle et les gens parlent de tom sawyer et de sarkozy. Je suis d'un coup un sérieux candidat pour la balle dans la tête
astor piazolla
mais ils n'ont pas vu SONG, ils ont vu Tom Sawyer quand ils étaient petits, comme toi et moi... Ceci étant dit, une bonne balle dans la tête de Tom Sawyer... (sale gosse)
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